Damien Wirths


Age: 22 ans, né le 1er février 1985, fiancé.

Domicile: Lausanne, depuis toujours.

Etudes: étudiant en sciences politique à l’Université de Lausanne, dernière année de Bachelor.

Travail: Fondation les Oliviers, au Mont-sur-Lausanne. C’est un centre de traitement pour personnes dépendantes (toxicomanes, alcooliques, …) qui viennent s’y rétablir. Si j’ai commencé à y faire des veilles de nuit pour financer mes études et mon appartement, c’est vite devenu une activité extrêmement enrichissante de par l’immense dimension sociale inhérente au contact avec ces personnes.

Confession: protestant pratiquant
Famille d’Eglise: Eglise Evangélique Réformée du Canton de Vaud

Engagement politique:

Connaissances linguistiques: Français (maternelle), anglais, italien

Contact: damien.wirths AT unil.ch

Quel est le sens de cette candidature et de mon engagement ?

D’abord chrétien, ensuite de gauche.

Emmanuel Kant avait déduit de sa quête métaphysique que la réponse à l’énigme « que dois-je faire ?» résidait dans cet énoncé : « agit toujours de telle sorte que tu traites la personne humaine, en toi-même comme en autrui, toujours (…) comme une fin et non simplement comme un moyen ». Traduction pratique et laïque de ce que la Parole énonce en disant « aime ton prochain comme toi-même ». Cette maxime, cruciale, repose sur la reconnaissance que l’homme est irréductible à sa seul existence physique mais bel et bien libre, doté d’une âme et d’une conscience. Reconnaître cette condition humaine, c’est conférer à l’homme une dignité qui doit être respectée et cette maxime nous y appel.

En tant que chrétien, il est dès lors naturel que je me dresse contre un néolibéralisme qui tend à ne plus considérer les hommes que comme des sources de profit ou des moyens de s’enrichir. Car ce à quoi il tend, c’est à réduire quiconque qui ne détient pas de capital à sa seule dimension d’outils ou de consommateur dont on profite et/ou de salariés qu’on loue afin qu’il dégage du chiffre d’affaire par son travail.

A mes yeux, dès lors qu’un entrepreneur/vendeur cesse de voir le travailleur/consommateur dans sa finalité, dans sa liberté, et que l’on perd de vue le fait que la vie de ce dernier a un but qui n’est pas de servir aveuglément de source de profit, alors on n’en respecte plus sa dignité (qu’il mérite, rappelons-le, du simple fait qu’il est un homme – une femme- et qu’il/elle est libre). On en fait un objet et non plus un humain. Dès lors qu’on n’envisage plus ses frères, et ses sœurs, que comme des moyens de faire ceci ou cela, on leur renie leurs libertés et ils représentent plus que des vaches à lait dont on use (et qu’on abuse pour mieux en user)… Ce n’est pas une façon d’aimer son prochain, c’est même tout le contraire, et c’est pourquoi, en tant que chrétien, je m’y oppose!

Pourquoi de Gauche ?

Je me suis engagé par compassion, par empathie vis-à-vis de la majorité des gens qui, de manière invisible et masquée, sont spolié, ignoré ou méprisé dans notre société. J’ai eu l’occasion de me confronter à l’absurdité de ce que le capitalisme créancier et transnational a fait vivre à la Boillat. Si j’ai fait le choix d’un engagement politique et non pas syndical ou associatif, c’est parce que je crois en l’Etat. Je crois que l’Etat et le principal rempart collectif contre les entreprises égoïstes visant à s’approprier des richesses au détriment de la communauté. J’envisage l’Etat comme un effort commun d’élévation du bien-être et de la liberté de tous, mais aussi comme un outils de protection contre ceux qui se prétendent libérale tout en voulait exploiter, utiliser et détourner, à leur seul profit, la richesse de la communauté.

Mon engagement à la gauche de la gauche, s’inscrit dans un élan d’émancipation ! C’est une revendication de liberté que je veux porter dans cette campagne, un élan de libération contre ceux qui veulent brider l’humanité et la soumettre à leur propre loi dans leur seule intérêt. Une revendication de liberté, parce que, comme je l’ai déjà dit, je crois que l’homme aie pour finalité d’être un rouage dans des mécanismes de profit, et encore moins d’avoir l’esprit manipulé par la démagogie et la séduction de l’idéologie néolibérale aussi mensongère et abjecte que dominante.

Une émancipation physique des possibilités offertes à tout un chacun, mais aussi une émancipation des esprits, dominés que nous sommes par une idéologie qui nous séduit, nous endort et nous manipule en nous faisons croire que le bonheur s’achète en berlingot, que le paradis est à porté de carte de crédit et que plus nous achetons, plus nous enrichissons ceux qui nous poussent à consommer, plus nous serons heureux. Il faut là encore ce libérer de ce mensonge et rompre la dépendance qui s’est instaurer entre un mode de consommation et un rapport au monde – à la vie – profondément malsain pour l’humanité et la planète.

Quelques lectures GRATUITES:

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