Sarah Frund
À mon tour de me présenter:
Âge: 22 ans (en 2007
Domicile: Lausanne depuis 1989, auparavant Renens, et encore avant Delémont.
Profession: étudiante en 2ème année de Psychologie à l’Université de Fribourg
Mandats politiques: Vice-présidente de la section lausannoise du POP et gauche en mouvement, membre du Comité Central au Parti Suisse du Travail
Connaissances linguistiques: Français (langue maternelle), Allemand (j’étudie en bilingue), Italien (bonnes connaissances), notions d’espagnol, et de russe, intérêt pour l’hébreu, l’albanais, le brésilien entre autre…
Contact: sarahfrund AT gmail.com
Les raisons de mon engagement dans cette campagne:
Depuis assez longtemps déjà, je me suis rendue compte qu’on n’avait pas tous les même chances lorsque l’on vient au monde, que l’on ne choisi pas de naître dans telle ou telle famille, avec tels moyens, telle couleur de peau. C’est assez basique comme remarque, mais je me suis aussi assez vite rendu compte que la droite ne semblait pas être au courant de cet état de fait. Ils nous parlent de responsabilité individuelle, de rentabilité, d’économies.
Pourtant il me semble que l’on ne choisi pas d’être pauvre, d’être au chômage, d’être étranger ou étrangère ou d’être tout simplement marginalisé-e. Ils essaient encore de nous faire croire qu’avec un peu de volonté toutes ces personnes auraient pu devenir des grands manager de multinationales et gagner beaucoup d’argent, et que c’est par manque de volonté qu’elles se retrouvent là ou elles sont.
J’ai été confrontée à l’évidence que ce n’est pas comme cela que ça se passe dans la vraie vie. Autour de moi, on était au chômage, même en cherchant du travail, même en se formant, même en acceptant des postes assez éloigné du poste idéal. Et oui, on peut être à l’aide sociale sans l’avoir voulu, et avoir très envie de s’en sortir sans pour autant y parvenir. Car c’est bel et bien le plus souvent le marché du travail et l’économie qui excluent ces personnes, parce qu’elles ne correspondent pas au meilleur profil, sont peut-être un peu moins performantes, un peu moins formées.
J’ai depuis longtemps ressenti le besoin de m’engager, parce que cet Etat de fait me révolte, et que je ne pense pas que ce soit inéluctable. Je me suis engagée parce que je suis persuadée qu’ « un autre monde est possible », que j’ai la volonté de lutter pour tenter de s’en approcher, même si pour l’instant cela semble utopique. A force de faire de petits pas, on aura peut être la possibilité de faire de grands changements.